Le coin café

 L’ambiance est joviale. Chacun cache à l’autre ses propres soucis. Les blagues de la semaine vont bon train. Un café puis deux et c’est la route qui s’impose. La salle se vide pour quelques heures. Seuls Dominique et Claude prennent plus de temps que d’accoutumée. Ils sont toujours sur la bouffée d’oxygène qu’ils ont pu prendre à la 17ème Université du transport sanitaire de Bordeaux.

Dominique : « Cela fait du bien d’enrichir notre regard sur ce qui entoure le transport sanitaire. C’est une vraie chance, on a côtoyé des intervenants de très bonne facture ».
Claude : « Il y avait de la qualité, mais ce qui m’a aussi surpris c’est le nombre de confrères qui sont venus pendant ces deux jours, plus de 1100 entrées en 48 h, parait-il ».
Dominique : « Cela ne m’étonne pas et quelle sérénité ! ».
Claude : « C’est certain que les organisateurs ne nous invitent pas à regarder notre avenir par le petit bout de la lorgnette ».
Dominique : « C’est drôle comme impression, on y va avec nos problèmes d’entreprise, le nez dans le guidon et l’on repart avec une vision optimiste, c’est vraiment stimulant. »
Claude : « On repart avec une vision mais aussi avec des pistes sérieuses d’optimisation de nos entreprises »
Dominique : « C’est vrai que leur plan stratégique est repris par les administrations, les ARS et certains hospitaliers. C’est un travail en profondeur qui va servir à ceux qui ont compris tout l’intérêt de ces propositions ».
Claude : « Cela nous change des rendez-vous stériles qui nous font aller dans la rue ».
Dominique : « C’est sûr, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ! ».
Claude : « Tu deviens philosophe ? Tu as raison, on voit bien qui travaille pour l’intérêt général des entreprises du transport sanitaire. Je les préfère à ceux qui nous utilisent pour défendre leurs chapelles ».
Dominique : « Dans le dernier rapport de la MECSS on retrouve bien cette différence entre ceux qui proposent et ceux qui ne font que constater ».
Claude : « Tu peux en dire plus ? »
Dominique : « Ce rapport montre bien les dysfonctionnements du transport sanitaire. Il cible bien les incohérences de l’état, la complexité des règles établies et leurs difficultés d’y remédier. Trop d’acteurs non coordonnés créent des effets pervers qui sonnent la fin d’un système.
Claude : « Ce constat n’est pas nouveau. Depuis plus de 6 ans on entend la FNTS dire qu’il faut changer de modèle économique et social ».
Dominique : « C’est vrai que toutes les fédérations ont fait le même constat. Il y en a qui mettent en avant l’intérêt du covoiturage en oubliant de dire que depuis toutes ces années ils ont agi contre cette idée ! ».
Claude : « Tu as raison il y a ceux-là et ceux qui sont entendus, ceux qui font des propositions pertinentes. Cela ressort bien dans ce rapport ».
Dominique : « Quand tu dis cela tu penses en particulier à la FNTS ? ».
Claude : « Hé oui, quand il y en a qui font de la musique de chambre d’autres agissent tambour battant ! »
Dominique : « Tu as raison notre confiance doit être donnée à ceux qui nous conduisent vers la modernité et le retour à l’équilibre de nos entreprises ».
Claude : « Tu as vu le travail sur la formation continue, que la FNTS va mettre sur le Web, pour les salariés ? ».
Dominique : « C’est super, on en parlera une prochaine fois, je dois y aller, bonne journée. Bon Noël à toi et ta famille ».